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mercredi 22 novembre 2023

Je cultive le minimalisme de Mino Rakotozandriny

 J'ai lu Je cultive le minimalisme de mon amie Mino Rakotozandriny

Vous connaissez peut être déjà Mino pour son blog Maman Minimaliste, ou son premier livre du même nom ou encore son groupe Apprentis minimalistes auquel je contribue modestement en tant que modérateur.





Je découvre le sommaire du livre :
1 Élaguer
2 Arroser
3 Tailler
4 Éclore et embellir

On y retrouve l'allégorie du jardinage
Cette allégorie, originale, nous suivra tous le long de la lecture et je la trouve vraiment très intéressante. Elle permet d'imager le processus qu'implique le minimalisme. Et d'appuyer sur la nécessité, comme une plante, de l'entretenir, de la nourrir et peut être même de l'aimer.


Je me considère comme minimaliste depuis toujours. Pourtant j'arrive encore à trouver des textes, des façons de voir les choses, de les dire, qui m'interpelle voire me fascine.
Dès le début du livre je suis tombée sur ce  paragraphe :




"Nous nous retrouvons au mauvais endroit au bout du chemin"


Ça, ça fou vachement la trouille 😵

Je n'y avais pas encore pensé sous cette angle mais rien que cela est pour moi, plus motivant que tout le reste.

Ce livre m'a surprise. On y parle de minimalisme bien sûr (sinon ce serait bizarre) mais pas que. On y parle de nos peurs, de nos envies, de nos frustrations, de regrets, de nos joies, de nos envies, de nos peurs, mais toujours dans le cadre de notre chemin vers le minimalisme.
Pour être honnête, le livre a commencé a vraiment me captiver à partir de la page 128. Quand on y parle des joies façon madeleines de Proust. Bien sûr l'intérêt s'est installé crescendo mais à partir de là, j'avais une vraie envie de lire la suite. Je ne dis pas que le début est nul mais c'est du connu pour un minimaliste averti. Alors que la suite, m'a permis de me remémorer des choses un peu délaissées.


Mino commence cette aventure par exposer ce que vous allez récolter c'est à dire les bienfaits du minimalisme. Il était essentiel je pense de le rappeler pour les nouveaux.


"Vivre des expériences rend plus heureux que posséder des objets"


Bien sûr chacun, suivant son vécu, son affect, sa vie actuelle, trouvera des, ou même une seule peut suffire, motivations dans ces hypothétiques récoltes.
Mino utilise beaucoup de métaphores qui permettent de mieux expliciter chaque idée mais aussi les rendent plus réels, plus palpables.


Dès le chapître Élaguer, c'est à dire désencombrer, Mino nous montre que le minimalisme peut s'appliquer à plusieurs domaines de nos vies. Je sais que cela lui tient à cœur. Il ne s'agit pas seulement d'objet, bien que le désencombrement matériel reste la première chose à faire. Et d'ailleurs elle y consacre plusieurs pages (15 pages que j'ai lu en diagonale je l'avoue) pour vous guider dans ce tri. Mais il s'agit d'un remaniement profond de notre mode de fonctionnement.

Certains livres ne parlent que de désencombrement matériel comme un coach qui vous sussurerait à l'oreille ce que vous devez jeter, voire plutôt hurler pour certains comme les méthodes américaines.
Le livre de Mino n'est pas une méthode de désencombrement à proprement parler. Mais une invitation à explorer différentes pistes afin de trouver la sienne. Et dans TOUS les domaines.

Cette quête d'inclure le désencombrement dans un projet plus large et personnel, continue dans les chapitres suivants. Et c'est là que ça devient plus intéressant pour un minimaliste averti.


Dans le chapitre Arroser, Mino insiste sur l'individualité de chacun et donc des besoins différents de chaque personne. Elle propose une vraie introspection personnelle. Il faut d'abord savoir qui on est et ce que nous voulons.
NB : le diagramme "90 years" ça fait carrément flipper. 😱


Dans le chapitre suivant, on découvre comment cheminer vers l'excellence.Mon chapitre préféré. On en parle pas assez. Dominique Loreau y fait souvent allusion. Mais dans les autres livres, cela est souvent tu. Pourtant pour moi, c'est presque l'essence même du minimalisme, avec la mise en avant de la notion de qualité et de celle de l'esthétisme.


" C'est notre propre chemin. Ce sont nos efforts"


J'ai aimé l'idée de laisser le temps chercher pour nous(p178). C'est quelque-chose que je fais mais étrangement, je ne l'avais jamais relié au minimalisme.


Dans le dernier chapitre, Mino pousse plus loin la philosophie du minimalisme. Quoi faire maintenant. La pleine conscience. Partager. Et plus d'autres choses qui n'ont pas un rapport direct avec le minimalisme mais qui permettent d'apporter ce que peut être vous recherchiez à travers les achats et les objets.


Ce livre me rappelle un peu celui de Regina Wong. Une grosse partie du livre était consacrée à des réflexions après ou autour du minimalisme matériel.
Faites de la place de Regina Wong


Vous l'aurez compris, c'est bien tout votre mode de pensée qui va se retrouver chambouler. Pas seulement l'intérieur de votre maison.

Mino propose comme dans son premier livre des exercices tout au long de la lecture. Et notamment un suivi par la création d'un carnet de route.


Bon, sur ce, je vous laisse, je dois aller acheter un aspirateur robot qui lave en même temps 😶
Si si c'est minimaliste, vous verrez si vous lisez le livre




jeudi 16 novembre 2023

Je cultive le minimalisme

Je vous parlerai très prochainement du livre Je cultive le minimalisme de mon amie Mino

Mino Rakotozandriny, coach et blogueuse, vous présente dans ce livre un mode de vie 100 % minimaliste.

 Elle vous propose non seulement de vous désencombrer des objets inutiles, mais aussi de faire le tri sur les plans personnel et relationnel.




samedi 7 septembre 2019

La Coorie ( "ku-ri") une vie simple mais riche de sens

Après le hygge danois, le lagom suédois, voici le coorie venu tout droit d'Ecosse.

L'objectif est de mener une vie simple mais plaine de sens

L'un des grands principes du coorie, c'est "d'utiliser ce qui est autour de soi pour se sentir bien"


Il se définit d’après Gabriella Bennett, auteure du Livre du coorie, par une scène bien précise :
 « En Ecosse, on sait qu’on est en bonne compagnie quand des amis ou des proches vous font une petite place sur le canapé et qu’ils vous invitent à venir faire coorie. Blotti entre eux, vous vous sentez peut-être un peu à l’étroit, mais au moins, vous vous sentez bien. On peut visualiser une pièce très agréable, éclairée par des flammes virevoltantes. C’est dans cet endroit précis que l’on va aller se réfugier ». 

En d'autres termes : si vous voulez être coorie, privilégiez les petites choses simples de la vie comme faire du crochet devant la cheminée qui crépite, vous lover sur votre canapé entourée de vos proches ou des membres de votre famille.
Car dans le coorie, il y a aussi cette notion : celle du partage avec les personnes que vous aimez.

Le coorie vise à atteindre un sentiment de plénitude en tirant le meilleur de ce que peut nous apporter l’Ecosse. Le plus ? Pas besoin d’être riche. 

Le coorie ne repose pas sur ce que l’on possède. Il relève plutôt de l’art de se préoccuper et se soucier de son environnement. Savoir respecter ce qui nous entoure est primordial à la bonne pratique du coorie.

Un mot d’ordre du coorie : respecter l’Ecosse. Mais loin des stéréotypes. Il ne s’agit pas de tomber dans le cliché du tartan à carreaux, du thé et des petits biscuit.


Et si nous pouvions trouver le bonheur grâce à quelques pratiques et idées aussi simples que l’art du coorie ? 
Le but est de rester connecté avec ce qui nous entoure : nos prochains, notre terre natale, pour vivre en accord avec notre environnement et nous-même.

jeudi 21 mars 2019

3 conseils pour aller plus loin

d'après le livre de Fumio Sasaki ⟪L'essentiel et rien d'autre⟫

Fumio nous donne dans ce livre 15 conseils pour aller plus loin, j'en ai choisi 3 qui me parlent aujourd'hui. Ce ne sera peut être pas les mêmes demain car il faut garder en mémoire que le minimalisme dépend de l'instant T et évolue au fil du temps. Nous n'avons pas les mêmes besoin ni les m^mes envies toute notre vie. Ça change et c'est tant mieux!




1 - Si vous avez songé à le jeter cinq fois, il est temps de passer à l'action

je suis sûre que vous savez ce dont on parle ....ce vase qu'on vous a offert qui ne va pas du tout avec votre déco ou cette montre que vous avez depuis toujours mais que vous ne portez plus ou encore ces mini poêlons pour faire bonne impression quand on a des invités mais que vous oubliez à chaque fois et qui prennent de la place......ça vous rappelle quelque chose ?😏
En général, quand un objet est sur la sellette, c'est qu'au fond de nous on n'en veut plus. mais des peurs surgissent : est si j'en avais quand même besoin, si je regrettais, et si et si....
Les peurs sont un grand frein au minimalisme. Peut-être même plus que l'attachement sentimentale. A un moment, il faut se jeter à l'eau, et c'est comme cela qu'on s’aperçoit que le ciel ne nous est pas tombé sur la tête et en  général on se sent soulagé de l'avoir enfin fait.
Il faut bien se dire que rien n'est vraiment indispensable, qu'on peut toujours faire sans , qu'on peut faire autrement, que rien de grave ne va arriver. Si cela fait plusieurs fois qu'on pense à s'en débarrasser, c'est que vraiment il nous gêne, il nous pèse; A ce moment là le soulagement obtenu, le gain de place est nettement supérieur à la petite contrariété engendrée par une peur souvent infondée. Ce n'est pas un acte impulsif, cela fait plusieurs fois que vous vous posez la question. Si vraiment vous n'osez pas, il vous reste la solution de le mettre en carton dans un coin ( cave, placard...) et de noter la date dessus puis si dans 3 mois vous ne l'avez pas déballé, vous pouvez le donner sans hésiter.


⟪Mieux vaut agir sur-le-champs, sinon vous y penserez mille fois, et l'objet continuera d'occuper votre esprit⟫ ( Fumio Sasaki)


2- Remettez en question les usages établis

On a tellement l’habitude de certaines choses, qu'on ne les voit plus, qu'elles nous paraissent "normales" et du coup, on ne remet pas en cause ni leur présence ni leur utilité.
prenons l'exemple tout bête des tables de chevet; Pour la plupart des gens, il est normal d'avoir une table de chevet. On ne remet pas en cause cela. Mais pour combien de gens , une table de chevet est vraiment utile ? perso, je n'en ai pas l'utilité, quand je vais me coucher c'est pour dormir, je pose le téléphone qui fait "réveil" par terre et voilà. Je n'ai aucun besoin d'une table ou de tiroir. La table basse du salon est souvent remise en question quand on remet en cause les usages établis. Les robots de cuisine, un pèse-personne, un verre doseur, de la vaisselle fragile et chère pour les invités, plusieurs sortes de verres et de tasses, un bureau, un sèche-cheveu, un lave-vaisselle, un peignoir, une cafetière, une bouilloire électrique, des coussins,  ....quantité d'objet et de meuble ne sont pas utiles à tous, et pourtant ils sont souvent présents chez tout le monde comme un "minimum syndical" à avoir . Il faut tout remettre en cause. Aucun objet n'a un droit de présence in facto sans qu'il ait prouvé son utilité.
⟪ignorer les convenances est au contraire un excellent moyen de faire le vide⟫ (Fumio Sasaki)




3- Moins de choses ne signifie pas moins de satisfaction


On peut penser que si on possède moins de choses, on va manquer de confort ou alors on va s'ennuyer. c'est complètement faux, car il se sépare des choses qu'on n’utilise pas. Donc cela ne change rien à notre quotidien. Bien-sûr on peut voir sur le net des minimalistes extrêmes qui n'ont pas de lit, juste un futon, ou qu'i n'ont pas de canapé, juste une chaise. Mais personne ne vous demande d'en arriver là et ce n'est pas du tout le but. Seules quelques personnes aiment vivre comme cela, pas la majorité des gens. Les minimalistes sont des gens comme tout le monde, le bordel en moins. Mais on garde le confort et de quoi s'occuper. Je ne pense pas qu'on trouve la moindre satisfaction en possédant 50 bibelots, 500 livres ou encore 80 paires de chaussures. au contraire, ils nous encombrent, nous pèsent, nous envahissent...il n'y aucune satisfaction à long terme. donc par un raisonnement simple on peut dire qu'on ne peux pas perdre une satisfaction qui n'a jamais vraiment existé.
De plus, on apporte souvent beaucoup plus d’attention et de soin aux objets si on en a peu ou qu'à un seul exemplaire.
⟪être pleinement conscient de nos quelques biens choisis avec amour⟫ ( Fumio Sasaki) apporte de la satisfaction. 
Les personnes qui ont des tonnes d'affaires ne savent généralement pas vraiment ce qu'elles possèdent et n'en tire donc aucune satisfaction, comme le plaisir de boire dans sa seule et unique tasse préférée.




conclusion
⟪il y a bien des gens qui perdent tout dans un incendie. Pourquoi serait-il si grave de jeter quelques affaires? plus vous réfléchissez, plus le mental trouvera de bonnes excuses pour tout conserver.⟫

mardi 6 novembre 2018

Le temps du déluge de Margaret Atwood

une citation écolo 🌲🍁🌴 pour une fois tirée d'un livre que j'adore et qui fait peur un peu, qualifié par son auteur de fiction spéculative plutôt que comme roman de science-fiction, argumentant que ce dernier ne traite pas de « choses qui n'ont pas encore été inventées »
Le temps du déluge de Margaret Atwood (auteur aussi de la Servante écarlate)




mardi 11 septembre 2018

⟪Faites de la place⟫ de Regina Wong

Je viens de découvrir ce livre et j'avoue que j'ai été agréablement surprise.
La première partie parle de désencombrement ( encore et encore) et j'étais prête à le lâcher mais ma curiosité m'a poussé à poursuivre encore un peu...et de peu en peu....je suis arrivée au 4ème chapitre qui me parle de connaissance de soi et d'intention et cela continue de chapitre en chapitre : la colère, la jalousie, le lâcher prise, la reconnaissance, le contentement, la gratitude,  optimiser son budget ( mais pas pour se priver) , la consommation consciente, le sens de la vie, notre mission ....que de thèmes abordées par petites touches dans les autres livres et ici détaillées dans 4 gros chapitres.




Je conseille ce livre à tous ceux qui veulent comprendre le minimalisme dans toutes ses facettes, qui ont déjà désencombrés ou qui ont commencés et savent déjà comment s'y prendre et qu'ils veulent plus. Mais je pense quand même qu'il faut mieux avoir fini le désencombrement, en tous cas, la première couche, pour pouvoir bien comprendre les bienfaits, et pouvoir mettre en place de suite les petits défis proposés.




Regina ( lol ça me fait penser à la méchante reine ....(pour ceux qui suivent Once upon a time 😁) insiste beaucoup sur le fait que le minimalisme n'est pas une privation, mais une joie : la joie d'avoir moins, la joie de pouvoir posséder des objets de qualités,  la joie, d'avoir du temps, la joie de vivre dans l'instant présent, la joie de faire ce que l'on a envie de faire,  .....etc






Ce livre parle de minimalisme matériels mais aussi du reste et bien plus encore...sans jamais aborder d'autres thèmes comme l'austérité, la décroissance, l'écologie, le zéro déchet, etc, thèmes quelques fois associés au minimalisme mais souvent aussi confondus avec lui .

Alors si vous vous demandez ce qu'il y a après le tri, si vous vous trouvez devant votre maison "vide" et que vous ne savez plus quoi faire, quel chemin emprunter, je vous conseille ce livre .





vendredi 6 juillet 2018

"Vivre simplement" d' Elisabeth Simard (6) et fin

je vous rappelle les liens vers les 5 premiers articles:

- l'intro
- le boulet invisible

la simplicité financière 
Lenteur et extase en famille



La maison qui fait du bien

Tout un chapitre est réservé à la cuisine et au ménage. Nous sommes ici plus proche du zero déchet, voire de la simplicité volontaire que du minimalisme.
Toutefois, quelques idées sont à retenir.

⟪Dehors les multiples gadgets inutiles et les machines ultra spécialisées !⟫

Nous pouvons faire sans machine ( ou presque) ce que nous mangeons. Il faut visualiser le cuisinier que nous sommes et faire un énorme tri dans la cuisine. Par exemple, quand nous n'avons pas de temps, au lieu d'ouvrir une boite, 

⟪je préfère me tourner vers des œufs bouillis, servis avec du pain, du fromage et des crudités⟫

des aliments de base qui sont dans nos frigos.
Chez Elisabeth, tout le monde participe à la préparation des repas, même les tout petits.
Tous ses secrets sont dans le livre ! Si pour vous la préparation des repas le soir et la gestion du dîner avec des petits est un soucis, je vous conseille vraiment ce chapitre.
Il y a aussi plein de recettes faciles et saines

⟪J'adore que notre maison soit petite et à aire ouverte. La famille est toujours ensemble même lorsque chacun s'affaire à son activité⟫ ( moi aussi 😀)

Prendre soin de sa maison, ce cocon confortable et douillet, ne doit pas être une corvée
Par exemple,


⟪apprécier l'odeur d'orange douce du nettoyant multi-usage pendant que je lave les comptoirs m'a permis d'apprendre ce travail qui nous permet d'être bien dans notre maison⟫

Nul besoin que tout soit étincelant, nous vivons dans un monde beaucoup trop désinfecté; 
E nous explique sa démarche et nous donne des recettes de produits simples à préparer et multi-usages.
Je trouve personnellement encore cela trop fastidieux pour moi et je préfère acheter des produits tout prêts. Comme tout à l'heure ces paragraphes sont plus orientés écologie et simplicité volontaire.
Mais ce qui est très intéressant chez E, pour celles et ceux qui souhaiteraient tenter l’aventure du faire soi-même, c'est qu'Elisabeth travaille en tant que responsable du développement durable et que justement une de ces tâches est de trouver des alternatives écologiques aux produits d'entretien ménager.

Ici encore, E intègre les enfants dans les soins de la maison ( vous remarquerez qu'elle dit soin de la maison et non corvée ménagère ou ménage). Cela fait partie de l’apprentissage globale. 


⟪L'enfant prend sa place qui lui revient au centre de son environnement quotidien. Il est un acteur présent et participatif. Cette idée inspire le respect.⟫

Par exemple, dès 2 ans, il peut plier le linge. C'est simple mais vraiment captivant pour un enfant de cet âge. On s'en fou que ça ne soit pas droit. On laisse explorer, pratiquer...


⟪Nous maudissons constamment la besogne manuelle répétitive et oublions à quel point elle peut être douce pour nos esprits trop occupés⟫
Ils se sentent si importants et en retirent une grande satisfaction.



Prendre soin de soi

Voici le dernier chapitre avant la conclusion,
⟪Adopter une vie saine pour soi d'abord, c'est comme mettre son masque à oxygène en premier dans l'avion⟫
Prendre soin de soi, peut être se lever 5 minutes avant les autres pour boire son café dans le calme, faire du yoga, marcher, écrire, pratiquer la gratitude...
Mais prendre soin de soi dit aussi pour Elisabeth ( car je ne suis pas tout à fait d'accord) produits de soins corporels.
E partage ses recettes à faire soi-même mais là aussi je préfère ne pas m'encombrer avec des stocks d'ingrédients, de passer du temps à la préparation. 
D'ailleurs E rappelle aussi que si l'on veut faire soi-même, cela ne doit pas être contraignant. Elle même achète certains produits.


⟪La salle de bain est un des endroits qui débordent de trucs inutiles et oubliés⟫

Si on utilise des produits qui respectent véritablement notre peau, on réduit considérablement le besoin d'hydratation. Une peau sèche est souvent due à un mauvais produit.




Conclusion


Elisabeth nous incite à prendre du recul, comme un peintre devant sa toile, à toujours remettre en question les choses établies, à se questionner sans cesse sur ce qui est bien pour soi et sa famille.
Nous sommes plus que nos possessions, nous sommes plus que notre boulot.
Et hurler haut et fort :


⟪Voici ce que je suis 
Voici ce que je ne suis pas 
Voici ce que je refuse et laisse derrière moi 
Voici ce que je construis⟫

voilà bien que minimaliste sans être dans le zero dechet ou la simplicité volontaire ( même si je me suis reconnue dans plus de choses que prévu)  et avec de grands enfants, j'ai beaucoup aimé ce livre; bon j'avoue j'ai zappé les recettes😜
ce livre n'est pas sorti en France encore alors je le met en roue libre ici, vous pouvez vous inscrire pour le recevoir et l'envoyer au suivant après
vous pouvez aussi le commander comme expliqué dans l'article (1)








mardi 3 juillet 2018

"Vivre simplement" d' Elisabeth Simard (5)

je vous rappelle les liens vers les 4 premiers articles:

- l'intro
- le boulet invisible

la simplicité financière 
Lenteur et extase en famille


L'éducation des enfants

Nous sommes toujours dans le chapitre "Lenteur et extase en famille" mais Elisabeth fait une grande part à l'éducation des enfants. C'est assez rare et mérite qu'on s'y attarde un peu. Elle ne donne pas de leçons mais nous livre sa vision des choses. Bien-sûr tout cela est un peu à coté du minimalisme pur.


⟪Tomber, se relever, apprendre.⟫
Comme pour les adultes, le silence et l'ennui ( Lenteur et extase en famillesont des véhicules puissants pour se découvrir.

On trouve même dans le livre une recette de pâte à modeler et une idée de mur à bricolage.


⟪La perfection me pue au nez⟫

La quête de la perfection risque d'enliser nos enfants dans un monde de trop plein. On cherche le meilleur, on va au-delà de ses besoins. 
E nous donne des conseils pour repenser l'univers des jouets.
Par exemple, les laissez jouer avec les objets du quotidien comme une casserole et une cuillère en bois, un drap pour faire une cabane... Avec moins de jouets, les enfants développent un sens du partage et de la résolution de problème étonnant.


⟪Mes garçons adorent jouer avec les petites autos. Il pourrait être tentant de leur faire plaisir en leur en offrant de nouvelles..../...Mais ne vais-je pas briser l'équilibre qu'ils ont eux-mêmes créé ensemble ? S'ils jouent des heures avec ce qu'ils possèdent déjà, nul besoin d'en ajouter.⟫

Il est primordial d’organiser et ranger les joutes par catégories.  Si tous est mis dans un gros coffre, ils semblent sans importance et n’invitent pas à la créativité.







L'enfant peut alors prendre un panier et l'emmener là où il veut pour jouer puis tout ranger et le remettre à sa place. L'enfant devient alors aussi plus soigneux.

⟪si on aime assez quelque chose pour le garder, on l'aime assez pour le ranger⟫

 On trouve également un grand chapitre à la préparation à la venue de bébé et la garde-robe des enfants.
Par exemple, E nous explique pourquoi et comment elle privilégie pour elle et ses enfants des vêtements simples aux couleurs neutres ( blanc, gris, noir, marine) sans "flafla" sans motif.
Toute la maison est organisée en gardant à 'esprit l'autonomie des enfants. Cela facilite le passage de l'étape "je fais pour eux" à l'étape "fais le tout seul"; bien-sûr cela n'enlève pas la longue route entre les deux qui exige notre présence.




Dans ce dressing, il y a tous les vêtements des 3 enfants; au centre sur les étagères les pyjamas et sous-vêtements, chacun a sa penderie; tout est accessible ; sauf la penderie du bébé qui est en haut; Elisabeth prévoit une réorganisation de l'armoire quand bébé aura grandi afin que tous soit accessible aux 3 enfants.

Pour entretenir les liens familiaux, E propose de garder une journée ( le week-end par exemple) sans écran, où toute la famille fait quelque chose ensemble : 1 jeu, discuter, cuisiner, sortir...
Il est important selon elle de choisir les instants de connexion aux écrans.

Voilà ce que je retiens de ce chapitre, mais mes enfants étant déjà grand, je n'ai pas eu envie de m'éterniser bien que j'y ai retrouvé des choses que je faisais/fais aussi.

...suite et fin ici


mardi 26 juin 2018

"Vivre simplement" d' Elisabeth Simard (4)

je vous rappelle les liens vers les 3 premiers articles:

- l'intro
- le boulet invisible

- la simplicité financière 



Lenteur et extase en famille


Toute petite déjà Elisabeth rêvait à une vie "calme" sans savoir vraiment encore ce qu'elle recherchait. Arrivée à l'âge adulte, elle a fait comme tout le monde: beaucoup de travail, une vie sociale effrénée, ne disait jamais NON......

Comme si un adulte pas occupé, pas débordé et pas dans le jus était une honte

On veut tous du temps mais souvent quand on réussi a en avoir, on cherche à le tuer, à le remplir, à la faire passer vite ⇒ ?
◴ on fait défiler les pages de facebook
◵ on écoute une série télé en rafale
◶ on grgnote
◷ on cherche
◴ on se cherche
comme si on ressentait un malaise profond à être avec soi
comme si on ne savait plus ce qu'on aimait réellement faire
comme si c'était mal de ne rien faire

Même lire un livre parait inutile; on lit dans le bus ou avant de dormir mais pas quand on en a envie. A la venue de son 1er enfant, E et son mari ont décidé de ne pas imposer " cette vision lourde et chaotique" de ce monde à leurs enfants.


⟪Je n'ai pas envie de subir ma vie de famille⟫

E parle de Slow Living ; elle nous donne sa définition qu'elle "adaptera au fil des saisons de leurs vies". En gros, ralentir en famille c'est :
►remettre en question les idées reçues afin d'évaluer si elles sont idéales pour notre quotidien
►laisser surgir nos idées et d'en faire le tour
►se demander si cela fonctionne pour nous ?
►conserver des horaires quotidiens épurés
.../...

Depuis la venue de ses enfants, E apprend à dire NON afin de dire OUI à ce qui compte réellement.
Souvent la peur de louper quelque chose de génial, d'être rejeté, mise de coté, de décevoir nous fait accepter tout. Mais dire OUI à tout, c'est dire NON au reste, au repos, aux relations vrais, à garder les pieds sur terre, à des projets personnels....à sa liberté.
Il faut apprendre à peser chaque OUI afin de ne pas empiéter sur le bien être de sa famille.


⟪c'est facile de ne pas penser à nos limites et à nos faiblesses quand on se tient constamment occupé chaque seconde de la journée⟫

C'est facile " de faire au lieu d'être". C'est épuisant mais facile. E ne dit pas de ne pas faire d'activités ou de sorties mais d’éviter de ne faire que ça. Laissez des cases de notre agenda vide..... pour du temps en famille ou pour soi. Allez au parc, marcher seule, attendre le bus sans regarder son telephone, faire la sieste, lire ...au lieu de faire quelque chose d'utile et nécessaire tout le temps.

Et ralentir donne le temps aussi pour approfondir la simplicité.
Quelques trucs au quotidien pour ralentir :
se permettre de se perdre dans ses pensées, seul avec soi-même ( sans téléphone) au moins une fois / jour
faire du monotâche de temps en temps
⟪par exemple, l'hiver pendant que je fais la vaisselle après le souper, je porte attention à l'eau chaude sur mes mains, à la douceur de la mousse, à l'odeur qui monte à mon nez⟫
apprendre à apprécier le silence
    c'est un précieux outil pour cultiver le calme et entrer en relation avec ses enfants. 
⟪Par exemple, au lieu de m'épuiser en leur parlant constamment, je demeure souvent silencieuse, quand je suis avec eux, tout en restant entièrement disponible....Je réponds évidemment à leurs questions et discute avec eux avec plaisir mais je n'en ajoute pas inutilement.⟫
et d'autres dans le livre ...

Choisir la simplicité permet aussi d'avoir de l'espace mental et physique suffisants pour accueillir les périodes intenses ou difficiles de la vie.


⟪Ensemble, nous créons ces bulles de doux. ⟫

à suivre ...ici









mercredi 20 juin 2018

"Vivre simplement" d' Elisabeth Simard (3)

je vous rappelle les liens vers les 2 premiers articles
- l'intro
- le boulet invisible


La simplicité financière


Ce chapitre n'est pas toujours abordé dans lis livres sur le minimalisme ou alors, de façon trop extrême dans certains.
Ici, Elisabeth nous parle du quotidien, sans extrême
Elle ne préconise pas de manger des pâtes sans sauce pour économiser ou encore de d’arrêter de se laver, non 😉non

Elle préconise de remettre en cause ses besoins. Certains bien sont tellement courants, qu'ils sont considérés comme essentiel pour la plupart des gens. Nous n'avons pas tous besoin du câble, d'un téléphone fixe ou d'une voiture.
Et les choix ne sont pas coulés dans le béton; Ils sont revisités régulièrement; c'est un peu ça la simplicité, nous dit-elle, une liberté de choix.

Il faut savoir apprécier ce que l'on a déjà et retenir ses impulsions

⟪J'ai envie de sentir de nouveau cette grande satisfaction quand j'achète un objet que j'ai longtemps désiré. je ne retire aucun plaisir à faire des achats impulsifs. Le thrill de cliquer sur "acheter" ( je ne fréquente pratiquement plus les centres commerciaux) lors d'un achat spontané ne dure que quelques secondes. On a remplacé l'anticipation de l'objet désiré par la gratification instantanée. 

Le rapport à l'argent change complètement en même temps que le rapport à l'objet.

⟪Je crois que si je dois travailler davantage juste pour me payer plus de choses qui ne sont pas des besoins bien réfléchis, je perds mon temps. Je perds du temps précieux que j'aurais pu passer auprès de mes enfants, de mon amoureux, de mes amis. Je perds du temps précieux que j'aurais pu utiliser pour me reposer ou investir dans des projets qui me tiennent à cœur.⟫

Désencombrer peut aller jusqu'à libérer du soucis financier relié à l'achat d'une nouvelle maison ( plus grande).
"Se contenter et aimer ce que je suis."

Il faut considérer l'argent comme un outil plutôt que d'en faire l'objectif pour être heureux.
Cela lui a permis de réduire l'angoisse associé au manque ( vous savez cette peur ennemi n°1 des minimalistes)


⟪Nous essayons de nous sentir économiquement sain.

à suivre...ici


lundi 18 juin 2018

"Vivre simplement" d' Elisabeth Simard (2)

Le boulet invisible

Je reviens pour vous parler de la suite du livre
ici, vous retrouverez le premier article

Elisabeth parle du "boulet invisible":


《Je voulais désencombrer, je savais que j'avis trop de telle ou telle catégorie d'objets; l'encombrement persistait et ma tolérance aux objets diminuait. Je devais continuer, mais je me sentais coincée 》
 Une idée, parmi d'autre, est d'avoir toujours un sac à disposition dans un coin de la maison pour recevoir les objets qu'on ne veut plus; comme cela on continue de désencombrer sans y penser...

E. parle aussi du cas des objets sentimentaux :

《Il m'est difficile de me débarrasser d'objets à caractère sentimental. C'est de loin la catégorie qui me donne le plus de fil à retordre. J'ai donc attendu d'être bien avancée dans mon processus de désencombrement avant de m'y attaquer, c'est à dire au moment où j'avais appris à me détacher des objets. 

sans oublier le cas de cadeaux...

⟪On aime une personne, encombré de son cadeau ou non. Et je ne suis pas contre les cadeaux! Je suis tout simplement contre l'idée de se sentir obligés de tout conserver .../...
Un chapitre nous explique comment éliminer adéquatement chaque objet, de l'importance à le faire.
Elle nous dit aussi que le désencombrement n'est jamais terminé, qu'une fois la quantité souhaitée atteinte, on se sent à l'aise mais quelques mois plus tard ce sentiment d'avoir encore trop réapparaît et il faut de nouveau désencombrer. C'est pourquoi elle préconise de faire un tri tous les 6 mois; cela n'est bien sûr pas l'objectif ultime. La prochaine étape sera de ne plus avoir besoin de désencombrer de façon régulière, d'avoir atteint un équilibre satisfaisant à long terme. Bien sûr les besoins changent et il faudra toujours un sac à disposition comme proposé avant.

《Je veux une vie où je ne possède que l'essentiel, notre essentiel, rien de plus, rien de moins, une vie où je fais des choix en toute cohérence. 


Il faut faire attention aussi à l'envie d'acquérir de nouveaux objets, qui surgit un jour ou l'autre. Il faut découvrir comment on veut vivre réellement, et s'y engager pour soi. Etre le gardien de ce qui entre chez soi.

⟪Dès qu'on laisse entrer quelque chose, il parait que notre cerveau lui attribue de la valeur, et dès lors il sera difficile de s'en départir. Si, avant d'entrer chez nous, l'objet n'a aucune valeur à nos yeux, ne le laissons pas nous encombrer. Comme je deviens rapidement sentimentale et que j'ai le "au cas où" dans le sang, je me dois être une gardienne de fer...

et avec tous ses conseils,


⟪enfin, je n'ai plus l'impression de traîner un boulet invisible"

suite .....ici







lundi 11 juin 2018

"Vivre simplement" d' Elisabeth Simard (1)

Vous connaissez peut être Elisabeth Simard auteure du blog Ruban Cassette

Elle a écrit un livre que je viens à peine de commencer mais je sais déjà que je vais adorer
son approche est différente, elle parle de son expérience, ce n'est pas un guide pratique et elle explique vraiment très bien les choses

c’est vrai qu’elle parle beaucoup de simplicité mais reste cohérente et non extrémiste, et au moins toute la première moitié du livre est très minimaliste




J'ai envie de vous en parler au fur et à mesure de ma lecture ..

si le livre vous intéresse il n'est disponible qu'au Canada mais vous pouvez le commander ici et avec la conversion en euro très avantageuse pour nous, cela revient à 27 € ( au lieu de 41 dollars) avec les fdp


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Elisabeth commence par raconter pourquoi elle est devenue minimaliste et quels bienfaits elle en attend

⟪ L'esprit s'apaise au fur et à mesure que le désencombrement s'effectue 





à suivre ...ici




lundi 9 avril 2018

"99 objets nécessaires et suffisants "de D. Loreau

J'ai découvert ce livre un peu moins connu que les autres, et comme j'étais en train de lister mes objets, j'ai été tenté de le lire....quelle découverte ! ce n'est pas seulement une liste mais plein de conseils lié à chaque objet que je n'ai pas vu dans les autres livres...bref, j'ai beaucoup aimé ce livre 💗




D Loreau a essayé selon ses mots "de trouver un juste milieu, ni trop ni trop peu"pour vivre confortablement. Car le maître mot chez elle est bien le CONFORT.
" les extrêmes on le sait, ne font pas bon ménage avec le bon sens"  car "l'esprit et le corps doivent se sentir tous deux satisfaits" 

pourquoi 99 ? 
"le nombre permet de s'y retrouver dans le langage humain" , selon elle , c'est un nombre vaste et rassurant, bien que "ce n'est pas tant le nombre qui est important que le concept lui-même" et d'en fixer des limites, un peu comme la liste des fournitures d'école à la rentrée des classes;

Faire une liste "a aussi l'avantage de déceler un déséquilibre" : "on se rend compte que l'on a 3 manteaux" par exemple. A travers chaque photo, on redécouvre chaque objet et leur utilité ( ou pas).



Chaque objet est illustré d'une photo et accompagné d'une citation et d'un commentaire, de conseils ou d'une anectode
Cela nous permet de réfléchir sur nos propres possessions , de changer d'angle de vue, de remettre en question....





"savoir que l'on peut se satisfaire d'un strict minimum devient en soi un plaisir, encore bien plus intense que de désirer"