mercredi 21 août 2019

Faire ou ne pas faire des listes ?

Dominique Loreau nous vante les bienfaits divers et variés des listes. Elle a même écrit un livre sur le sujet :  L'art des listes: Simplifier, organiser, enrichir sa vie

Mais ces listes nous facilitent elles vraiment la vie ? ou peuvent elles au contraire se révéler être une obligation supplémentaire ?




Flow


Lister et Tchéquer chaque item réalisé semble être un bon moyen de se motiver et surtout de ne rien oublier, tout en allégeant notre charge mentale. Mais du coup, ces choses écrites noires sur blanc deviennent formelles et peuvent nous hanter au lieu de nous libérer.

Arjan Zuidhof, coach en management, pense que la réalité est trop mouvante pour être planifiée à l'avance sur des listes. A cause d'imprévu, ce qui devait être fait est reporté et on culpabilise. Et les listes n'en finissent pas de s'allonger.

David Allen, auteur de S'organiser pour réussir, a longtemps était adepte des listes mais en y regardant de plus près, il s'est aperçu que sa to-do list se transformait peu à peu en liste de souhaits. Il y notait tout ce qui lui passait par la tête mais qui n'était pas vraiment nécessaire et important ou urgent. 


Faut-il en finir avec ces to-do lists ? 

Pas exactement.
C'est vrai que faire une liste c'est ajouter une tâche supplémentaire mais c'est un excellent stimulant pour le cerveau, explique la psychologue Margôt van Stee, à condition que cela ne stresse pas davantage la personne. Pour elle , il faut définir le degré d’importance et mettre des dates butoirs en conséquence. Cela nous oblige à nous demander ce que nous désirons vraiment.

Le problème avec les listes est que nous ne pensons jamais à tout ce qui a été réalisé mais restons braqué sur le pauvre item non réalisé. On appelle cela "l'effet Zeigarnik" ( ou oui on lui a même donné un nom😁 ). Une méthode pour ne pas tomber dans le panneau serait de souligner en couleurs joyeuses ( au lieu de barrer ou cocher) les tâches exécutées. Une autre méthode pour éviter l'effet Zeigarnik a été inventée par l’industriel japonnais Toyota ( rien que ça !) : il préconisait à ses employés de faire 3 colonnes : "à faire" "en cours" et "terminé". Et de coller des post-it dans les colonnes et ne les bouger au fur et à mesure mais jamais plus de 3 dans la colonne "à faire".

Mais au niveau personnelle ( donc pas au travail) ces listes ne sont-elles pas une hérésie? Les choses vraiment importantes comme passer du temps avec ses enfants, voir nos amis, ne figurent jamais sur ces listes. c'est ainsi que Tony Crabbe, auteur de Plus jamais débordé(e) ! est partisan de jeter toutes ces listes. Il dit : " faites le tout simplement!"

Une autre vue, est de lister ses pensées positives , plutôt que les corvées à faire. Le professeur Barbara Fredrikson nous propose de lister chaque jour quelques activités qui nous font plaisir, comme prendre un café avec une amie ou faire une promenade.


L'idéal en somme est de bannir les listes à rallonge.

Pour Jelle Hermus, auteur de La voie rapide vers une vie presque parfaite  ( non traduit) :

"3 tâches, c'est le nombre idéal pour une journée fructueuse, c'est un défi à la portée de tous qui fait gagner en confiance en soi.  S'autoriser à faire ce qu'on a envie de faire sur le moment est meilleur pour notre santé mentale que tout noter frénétiquement."





inspiré d'un article du Flow n°34 / 2019

mardi 20 août 2019

7 BONNES HABITUDES À PRENDRE POUR VENIR (ENFIN) À BOUT DU BORDEL !

par Carine 



Et si on entamait la rentrée avec de bonnes résolutions ?



Si, comme nous, vous n’êtes pas des adeptes du minimalisme ( ou des apprentis minimalistes) , vous pouvez vite vous laissez submerger par la pagaille… On ose vous l’avouer, nous sommes un  chouïa bordéliques.( Carine hein pas moi 😇 ). Victimes d’un manque flagrant de motivation (oui, on vous  le confesse, on préfère regarder La Casa de Papel plutôt que de faire du tri  quand on a 2 heures devant nous…), nous avons tendance à laisser le bazar  s’accumuler . Mais promis, on se soigne, c’est la raison pour laquelle nous  avons décidé de partager avec vous quelques grands principes que nous nous attacherons à mettre en application à l’avenir !



RECYCLEZ, REVENDEZ ET DONNEZ REGULIEREMENT



Quand on a du mal à se séparer des objets, faire une bonne action est la solution pour s’en débarrasser sans trop culpabiliser. Oui, ils auront une vie ailleurs et  feront des heureux. Recycler et donner, cela permet de faire de la place pour les  choses que vous avez vraiment envie de garder. Et quand on parle de garder, on pense u-ti-li-ser. Alors, faites le tri régulièrement. Vous avez un petit pincement au coeur en vous souvenant du prix de certaines pièces ? Les plus belles pièces  peuvent être revendues sur des sites en lignes. Si vous avez la flemme, déposez-les  chez les revendeurs professionnels comme les dépôts-vente, il en existe aussi  bien pour les vêtements que pour le mobilier ou l’électronique. Et ce vide-dressing de quartier auquel vous pensez vous inscrire chaque année ? Faites-le, c’est encore la saison, en plus vous passerez un bon moment ! Et quel plaisir de pouvoir se  payer un bon resto avec votre bénéfice (non, on ne parle pas de racheter immédiatement des choses, hein, vous l’aurez compris ce n’est pas le sujet !)


DÉBARRASSEZ-VOUS DES CHOSES QUE VOUS N’AIMEZ PAS

C’est sans doute ce qu’il y a de plus facile à faire, compilez les choses que vous n’aimez pas mais que vous gardiez pourtant jusqu’ici. A quoi bon finalement ?  Et vous allez être surpris, au final, il y en a un paquet. Et puis dans votre élan,  profitez-en pour éliminer ce qui est trop usé et ébréché, qui a envie de boire son  thé dans une tasse se San Francisco à moitié fendue ? Ni vous, ni vos invités !


FAITES DU PLACE POUR PLACE UNE REGLE D’OR


Un de rentré, un de sortie ! Vous avez craqué pour une nouvelle paire de boots ? Bazardez ce modèle élimé que vous aurez peu de plaisir à remettre. Un nouveau petit gilet noir ? Virez sans complexe celui auquel il manque 2 boutons. Et ce jean qui commence à être usé à l’entrejambe ? Pas la peine de le conserver pour  une hypothétique séance de bricolage… Le jour J, vous ne le retrouverez  certainement pas. Cette règle d’applique aussi avec les livres et les mugs… c’est  d’autant plus vrai que si vous avez commencez à désencombrer ce n’est nullement  le moment de recommencer à accumuler du bazar avec vos nouvelles acquisitions.


REMETTEZ LES CHOSES A LEUR PLACE


Tout de suite ! Et oui c’est bien parce que vous n’avez pas rangé le blender  après votre soirée caïpirinha entre copines qu’il est encore sur le plan de travail.  Alors on prend l’habitude de ranger/ donner dès qu’on ne s’en sert plus les choses. Mieux vaut ranger petit à petit plutôt que d’attendre de se retrouver devant une  pile de chose à ranger. Cela vaut aussi pour le courrier évidemment.  
Chaque chose à sa place, et fissa.


EVITEZ D’INTELLECTUALISER



Face à des objets souvenirs et des choses que l’on garde « au cas où », on est  souvent tétanisé à l’idée de les voir disparaître à jamais de nos vies. Pourtant,  ces montagnes de sable rapportées de voyage sont-elles indispensables à votre  bien-être ? Si tel est le cas, alors oui gardez-les, mais s’ils s’empilent dans des  bouteilles plastiques alors il y a peu de chance que vous ayez plaisir à observer  votre collection. Pensez à l’usage des choses. Les utilisez-vous vraiment ? Ce  cadeau offert par un ami proche, mais que vous ne portez jamais, si vous vous  en débarrassez, il ne fera pas la différence, puisque de toute façon, vous ne le  mettez ja-mais !



METTEZ LES OBJETS EN TRANSIT


Si vraiment vous hésitez à jeter cette théière improbable reçue en cadeau de  mariage ou ce vase chiné sur un coup de tête qui n’a jamais trouvé sa place, vous pouvez utiliser un petit coin pour mettre certaines choses en stand by. Attention, on ne parle pas de la cave ou du grenier, car, c’est un peu comme placer les objets aux oubliettes, mais plutôt d’un petit carton, d’un tiroir… Et donnez-vous un laps  de temps pour prendre une décision. Vous allez voir, très vite pour pourrez vous en passez car 9/10 vous finirez par vous débarrassez de ces objets.



10 MINUTES DE RANGEMENT PAR JOUR



Maintenant que le gros du travail est fait, il serait dommage d’être de nouveau  submergé par le bazar. Accordez-vous 10 minutes de rangement pour remettre les choses à leur place, ranger le courrier, pliez le linge en attente de repassage…  Vous verrez à force, cela deviendra une seconde nature et votre intérieur sera tiré  à quatre épingles (ou presque). 

Quelle satisfaction !

lundi 20 mai 2019

Avoir un coussin de sécurité ?

Réflexion trouvé sur le net, traduite de l'anglais :

"Fondamentalement, le minimalisme est en grande partie quelque chose que les personnes aisées peuvent se permettre de poursuivre, car leur richesse offre un coussin de sécurité.
S'ils se débarrassent de quelque chose, ils en ont besoin plus tard, ils l'achèteront à nouveau.
Ils n'ont pas besoin de porter beaucoup d'autre chose en dehors d'un porte-monnaie quand ils sortent; s'ils ont besoin de quelque chose, ils vont juste l'acheter à la volée. Pas de transpiration.
Si vous n'êtes pas si flexible, des doublons de vos possessions peuvent être nécessaires, même si ces sauvegardes ruinent l'esthétisme de posséder seulement 100 possessions."


Eloge de la légèreté de D Loreau

jeudi 21 mars 2019

3 conseils pour aller plus loin

d'après le livre de Fumio Sasaki ⟪L'essentiel et rien d'autre⟫

Fumio nous donne dans ce livre 15 conseils pour aller plus loin, j'en ai choisi 3 qui me parlent aujourd'hui. Ce ne sera peut être pas les mêmes demain car il faut garder en mémoire que le minimalisme dépend de l'instant T et évolue au fil du temps. Nous n'avons pas les mêmes besoin ni les m^mes envies toute notre vie. Ça change et c'est tant mieux!




1 - Si vous avez songé à le jeter cinq fois, il est temps de passer à l'action

je suis sûre que vous savez ce dont on parle ....ce vase qu'on vous a offert qui ne va pas du tout avec votre déco ou cette montre que vous avez depuis toujours mais que vous ne portez plus ou encore ces mini poêlons pour faire bonne impression quand on a des invités mais que vous oubliez à chaque fois et qui prennent de la place......ça vous rappelle quelque chose ?😏
En général, quand un objet est sur la sellette, c'est qu'au fond de nous on n'en veut plus. mais des peurs surgissent : est si j'en avais quand même besoin, si je regrettais, et si et si....
Les peurs sont un grand frein au minimalisme. Peut-être même plus que l'attachement sentimentale. A un moment, il faut se jeter à l'eau, et c'est comme cela qu'on s’aperçoit que le ciel ne nous est pas tombé sur la tête et en  général on se sent soulagé de l'avoir enfin fait.
Il faut bien se dire que rien n'est vraiment indispensable, qu'on peut toujours faire sans , qu'on peut faire autrement, que rien de grave ne va arriver. Si cela fait plusieurs fois qu'on pense à s'en débarrasser, c'est que vraiment il nous gêne, il nous pèse; A ce moment là le soulagement obtenu, le gain de place est nettement supérieur à la petite contrariété engendrée par une peur souvent infondée. Ce n'est pas un acte impulsif, cela fait plusieurs fois que vous vous posez la question. Si vraiment vous n'osez pas, il vous reste la solution de le mettre en carton dans un coin ( cave, placard...) et de noter la date dessus puis si dans 3 mois vous ne l'avez pas déballé, vous pouvez le donner sans hésiter.


⟪Mieux vaut agir sur-le-champs, sinon vous y penserez mille fois, et l'objet continuera d'occuper votre esprit⟫ ( Fumio Sasaki)


2- Remettez en question les usages établis

On a tellement l’habitude de certaines choses, qu'on ne les voit plus, qu'elles nous paraissent "normales" et du coup, on ne remet pas en cause ni leur présence ni leur utilité.
prenons l'exemple tout bête des tables de chevet; Pour la plupart des gens, il est normal d'avoir une table de chevet. On ne remet pas en cause cela. Mais pour combien de gens , une table de chevet est vraiment utile ? perso, je n'en ai pas l'utilité, quand je vais me coucher c'est pour dormir, je pose le téléphone qui fait "réveil" par terre et voilà. Je n'ai aucun besoin d'une table ou de tiroir. La table basse du salon est souvent remise en question quand on remet en cause les usages établis. Les robots de cuisine, un pèse-personne, un verre doseur, de la vaisselle fragile et chère pour les invités, plusieurs sortes de verres et de tasses, un bureau, un sèche-cheveu, un lave-vaisselle, un peignoir, une cafetière, une bouilloire électrique, des coussins,  ....quantité d'objet et de meuble ne sont pas utiles à tous, et pourtant ils sont souvent présents chez tout le monde comme un "minimum syndical" à avoir . Il faut tout remettre en cause. Aucun objet n'a un droit de présence in facto sans qu'il ait prouvé son utilité.
⟪ignorer les convenances est au contraire un excellent moyen de faire le vide⟫ (Fumio Sasaki)




3- Moins de choses ne signifie pas moins de satisfaction


On peut penser que si on possède moins de choses, on va manquer de confort ou alors on va s'ennuyer. c'est complètement faux, car il se sépare des choses qu'on n’utilise pas. Donc cela ne change rien à notre quotidien. Bien-sûr on peut voir sur le net des minimalistes extrêmes qui n'ont pas de lit, juste un futon, ou qu'i n'ont pas de canapé, juste une chaise. Mais personne ne vous demande d'en arriver là et ce n'est pas du tout le but. Seules quelques personnes aiment vivre comme cela, pas la majorité des gens. Les minimalistes sont des gens comme tout le monde, le bordel en moins. Mais on garde le confort et de quoi s'occuper. Je ne pense pas qu'on trouve la moindre satisfaction en possédant 50 bibelots, 500 livres ou encore 80 paires de chaussures. au contraire, ils nous encombrent, nous pèsent, nous envahissent...il n'y aucune satisfaction à long terme. donc par un raisonnement simple on peut dire qu'on ne peux pas perdre une satisfaction qui n'a jamais vraiment existé.
De plus, on apporte souvent beaucoup plus d’attention et de soin aux objets si on en a peu ou qu'à un seul exemplaire.
⟪être pleinement conscient de nos quelques biens choisis avec amour⟫ ( Fumio Sasaki) apporte de la satisfaction. 
Les personnes qui ont des tonnes d'affaires ne savent généralement pas vraiment ce qu'elles possèdent et n'en tire donc aucune satisfaction, comme le plaisir de boire dans sa seule et unique tasse préférée.




conclusion
⟪il y a bien des gens qui perdent tout dans un incendie. Pourquoi serait-il si grave de jeter quelques affaires? plus vous réfléchissez, plus le mental trouvera de bonnes excuses pour tout conserver.⟫

mardi 15 janvier 2019

Pourquoi achetons-nous plus que nécessaire?

Diderot se souciait peu des possessions matérielles. Cela a changé quand il a reçu une nouvelle robe écarlate de son ami en cadeau.
La robe était si belle que Diderot la chérissait par-dessus tout. Mais Diderot réalisa aussi rapidement que la robe était hors de sa place parmi ses autres possessions communes. Il ne possédait rien qui corresponde à la grandeur de sa nouvelle robe.
 Et Diderot allait donc remplacer ses anciennes possessions. Il a remplacé sa chaise de paille par une chaise en cuir. Un grand miroir a pris le manteau de sa cheminée. Il remplit le coin vide de sa maison avec un bureau.
Peu de temps après, Diderot s'est trouvé endetté. Comme il le remarque dans son essai intitulé Regrets pour ma vieille robe de chambre , «j'étais le maître absolu de ma vieille robe. Je suis devenu l'esclave du nouveau ".




L'EFFET DIDEROT : 
L'histoire de Diderot montre comment l'acquisition de nouvelles possessions n'est jamais un événement singulier. Chaque nouvel achat crée souvent une spirale de consommation qui vous amène à acquérir plus de choses


Vous achetez à votre enfant la dernière poupée Barbie et vous vous retrouvez à acheter d’autres accessoires dont vous n’aviez jamais soupçonné l’existence.
Vous achetez un nouveau canapé et tout à coup vous remettez en cause l’ensemble de votre séjour. Ces chaises ? Cette table basse ? Ce tapis ? Tout est à changer

Les marketeurs avisés regroupent souvent des produits complémentaires et nous font des offres si convaincantes que nous ne pouvons pas les refuser. Un achat apparemment innocent peut entraîner de nombreuses mauvaises décisions.

En fin de compte, Diderot était sur le point de savoir comment les possessions matérielles s'entrelacent avec notre identité.
Plus nous sommes riches, plus les choses deviennent une forme d'expression de soi. Nous n'achetons plus de chemises et de shorts pour le tissu qui couvre notre peau mais pour refléter nos goûts et notre statut social.

La quantité de choses que nous possédons ces jours-ci est stupéfiante.
Les "Millenials", les générations nées depuis la fin des années 80 et qui ont grandi avec Internet, semblent avoir un très fort besoin d'appropriation d'objets. 

Mais qu'est-ce qui peut bien pousser les gens à acheter des choses (et dépenser de l'argent) qu'à la base ils n'ont pas besoin ?


⇒ cela vous sécurisera :

Notre logique est la suivante: si le fait de posséder des biens matériels nous apporte la sécurité (un toit, des vêtements, un moyen de transport fiable), la possession d’excès entraînera sûrement encore plus de sécurité.

⇛ cela vous rendra heureux :

Nous achetons des maisons plus grandes, des voitures plus rapides, une technologie toujours innovante dans l’espoir de devenir plus heureux grâce à cela. Malheureusement, le bonheur que procure l'excès de biens physiques est au mieux éphémère.
Plus nous possédons de choses, plus notre qualité de vie risque de baisser. Il nous faut davantage de temps et d’argent pour entretenir nos biens matériels. Nos dettes engendrent du stress. Et nous avons moins de temps à consacrer à notre famille et à nos amis.

⇛ vous gagnerez en popularité :

Les publicités associent souvent un produit à une personne qui a réussi. Le message envoyé au consommateur est : « Cette personne, ce peut être vous ! ». Notre société encourage ces comparaisons. Trop souvent, nous achetons des choses dont nous n’avons pas besoin simplement parce que des membres de notre cercle d’amitiés ont fait de même.
Définir sa valeur en se comparant aux autres crée une insatisfaction perpétuelle. À peine un désir est-il satisfait qu’un autre encore plus ambitieux le remplace.


⇛ pour compenser nos carences :

Certaines personnes achètent de façon compulsive, généralement des objets peu ou pas nécessaires. La personne cherche alors à combler une sensation de vide et  pense que ses achats vont lui donner une consistance et une existence sociale valorisante. 
Plutôt que de rougir devant son relevé bancaire, mieux vaut donc se poser la bonne question : qu'est-ce qui m'a poussé à acquérir tout ça ? Et pourquoi ? 
Si vous culpabilisez une fois votre pulsion passée, donnez-vous le droit de retourner le produit et vous faire rembourser.

⇛ vous deviendrez ce que vous rêvez d’être :

Utiliser et exhiber nos biens matériels est une manière classique de dire aux autres qui nous sommes (ou aimerions être). 
Comment vous voyez-vous, et comment voulez-vous que les autres vous voient ? Comme quelqu’un d’élégant ? de sportif ?
Aucune acquisition ne peut changer ce que nous sommes vraiment, ni nous donner de belles qualités.



CONCLUSION :


Les possessions matérielles en excès n'enrichissent pas nos vies.

Lâchez ce besoin de “toujours mieux”.

 Il n’y aura jamais un niveau où vous serez satisfait si vous ne gérez pas votre consommation. Il y aura toujours quelque chose de mieux que ce que vous avez. Vous avez une Honda ? Vous pouvez passer à une Mercedes. Vous avez une Mercedes ? Vous pouvez passer à une Ferrari. Vous avez une Ferrari ? Avez-vous pensé à acheter un jet privé ? Sachez que vouloir est tout simplement une option que votre esprit fournit, pas un ordre que vous devez suivre.

Souvenez-vous des mots de Diderot:

⟪Que mon exemple vous serve de leçon : La pauvreté a ses libertés; l’opulence a ses obstacles. ⟫




sources :
becomingminimalist.com
huffingtonpost.fr
henrikaufman.typepad.com
le-mag.radins.com
jw.org
moi-en-mieux.com

mardi 6 novembre 2018

Le temps du déluge de Margaret Atwood

une citation écolo 🌲🍁🌴 pour une fois tirée d'un livre que j'adore et qui fait peur un peu, qualifié par son auteur de fiction spéculative plutôt que comme roman de science-fiction, argumentant que ce dernier ne traite pas de « choses qui n'ont pas encore été inventées »
Le temps du déluge de Margaret Atwood (auteur aussi de la Servante écarlate)




mardi 11 septembre 2018

⟪Faites de la place⟫ de Regina Wong

Je viens de découvrir ce livre et j'avoue que j'ai été agréablement surprise.
La première partie parle de désencombrement ( encore et encore) et j'étais prête à le lâcher mais ma curiosité m'a poussé à poursuivre encore un peu...et de peu en peu....je suis arrivée au 4ème chapitre qui me parle de connaissance de soi et d'intention et cela continue de chapitre en chapitre : la colère, la jalousie, le lâcher prise, la reconnaissance, le contentement, la gratitude,  optimiser son budget ( mais pas pour se priver) , la consommation consciente, le sens de la vie, notre mission ....que de thèmes abordées par petites touches dans les autres livres et ici détaillées dans 4 gros chapitres.




Je conseille ce livre à tous ceux qui veulent comprendre le minimalisme dans toutes ses facettes, qui ont déjà désencombrés ou qui ont commencés et savent déjà comment s'y prendre et qu'ils veulent plus. Mais je pense quand même qu'il faut mieux avoir fini le désencombrement, en tous cas, la première couche, pour pouvoir bien comprendre les bienfaits, et pouvoir mettre en place de suite les petits défis proposés.




Regina ( lol ça me fait penser à la méchante reine ....(pour ceux qui suivent Once upon a time 😁) insiste beaucoup sur le fait que le minimalisme n'est pas une privation, mais une joie : la joie d'avoir moins, la joie de pouvoir posséder des objets de qualités,  la joie, d'avoir du temps, la joie de vivre dans l'instant présent, la joie de faire ce que l'on a envie de faire,  .....etc






Ce livre parle de minimalisme matériels mais aussi du reste et bien plus encore...sans jamais aborder d'autres thèmes comme l'austérité, la décroissance, l'écologie, le zéro déchet, etc, thèmes quelques fois associés au minimalisme mais souvent aussi confondus avec lui .

Alors si vous vous demandez ce qu'il y a après le tri, si vous vous trouvez devant votre maison "vide" et que vous ne savez plus quoi faire, quel chemin emprunter, je vous conseille ce livre .





samedi 25 août 2018

Ne confondez pas une vie simple avec une vie facile

 Ceci est un commentaire de Rachelle Crawford d' Abundant Life With Less , traduit et interprété






J'ai trié impitoyablement nos affaires,et il n'a pas fallu longtemps pour ressentir l'impact de vivre avec moins

Cette paix retrouvée a commencé à migrer dans la façon dont je passais mon temps. Je me suis retrouvé à épurer mon emploi du temps avec la même intensité que j'ai épuré mes affaires. Je pensais que c'était ça.


Alors, une chose en entraîne une autre.  Me voici, un an et demi plus tard, et une personne complètement différente à l'intérieur et à l'extérieur.
Vous voyez, ce minimalisme est une chose délicate. Il fait l'éloge à la simplicité, mais  mon esprit s'est éclairci aussi.
Il n'y a rien de simple à ce sujet.
Bien que le minimalisme soit axé sur les objets, j'ai trouvé que cela avait très peu à voir ,en fait, avec les objets. 
En voyageant vers une vie avec moins, j'ai été surprise de découvrir un monde de complexité. Cette vie, pas si simple, a continué à me défier, à remettre en question mes préjugés sur moi-même. Cela m'a obligé à transformer des zones de ma vie que, pendant si longtemps, j'avais laissé en pilotage automatique.



⟪Une fois que vous arrêtez d'apprendre, vous commencez à mourir."⟫ - Albert Einstein

Cette simplicité a remué des choses enfouies en moi depuis longtemps. Mon esprit été complètement chamboulé.



Aventure

Aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours ressenti une attirance vers l'aventure.
En grandissant, l'amour de l'aventure a été remplacé par la peur de tout perdre. J'ai préféré la prévisibilité au hasard afin de maintenir un contrôle sur tout ce que je chéris
Cette vie simple a réveillé ma passion jadis endormie et m'a permis d'oser, sans avoir peur de l'inconfort,  à emprunter une autre voie. Cela m'a permis de lâcher prise et oser de grands sauts.

Je n'ai pas tout abandonné et parti dans un autre monde , j'ai découvert de petites façons de découvrir l'aventure dans ma vie quotidienne. Parce que selon les mots de Moana,

"L'appel n'est pas là-bas, il est en moi."






Découverte de soi

⟪soit vous traversez votre vie en la possédant soit vous restez spectateur et perdez tout mérite⟫ – Brene Brown
Je me cachais derrière mon fouillis et mes affaires pour éviter toute réflexion personnelle par peur de ce que je trouvais. Je ne disais que, si je me tenais assez occupé et que ma vie était pleine à craquer, je n'aurais pas le temps d'être responsable de l'état de mon âme.

Avec plus de temps à disposition, il ne me restait plus qu'à plonger en moi. Je n'étais pas très satisfaite de ce que j'ai trouvé.

Jadis remplie de curiosité, d’aventure, d’initiative et d'audace, je suis devenue une personne hors d’atteinte, sujette au risque, perfectionniste, se cachant derrières mes compétences et essayant de prouver ma valeur grâce à mon savoir faire.
Ma valeur était liée à ma capacité à être parfait, et cela m'a englouti dans une vie "difficile".

Faire ce dûr travail d’introspection m'a permis de trouver la vérité sur moi, qui je suis vraiment.
⟪C'est une chose redoutable et merveilleuse de rencontrer quelqu'un et de réaliser que c'est toi.⟫ – Fil Anderson



Apprentissage


J'ai perdu mon désir d'apprendre il y a longtemps. Après mon diplôme d'infirmière, est venu un ras-le-bol des études et ça a duré de nombreuses années. De mes croyances à mes responsabilités parentales, je pensais avoir tout compris. En retour, je me suis investi dans l’élimination des variables et la prévention des changements.

⟪Une fois que vous arrêtez d'apprendre, vous commencez à mourir⟫ - Albert Einstein
Devenir minimaliste a été l'une des plus grandes transitions que je n'avais pas encore entreprise. Cela m'a amené à découvrir que je pouvais changer et que la volonté de changer était le premier pas pour grandir.




Courage

J'endurais des choses difficiles. Je m'en souviens bien.

Je suis devenu inquiète. J'ai essayé de prétendre que mon inquiétude était en fait la responsabilité parentale ou la planification productive , mais à long terme, ces choses difficiles m'ont terrifié.

Appelez cela un besoin de contrôle ou de préservation de soi, mais finalement l'inquiétude devient de la peur et la peur devient une habitude.

Rien de bon ne pousse d'un lieu de peur, et le minimalisme m'a aidé à découvrir à nouveau mon courage.






Générosité


⟪L'héritage ne doit pas laisser des choses aux gens, il doit laisser quelque chose en eux⟫ – Peter Strople


Cette vie simple me permet de regarder les possessions matérielles sous un nouveau jour. Je me retrouve à valoriser mon temps et mes ressources non pas par ce qu'ils peuvent m'offrir, mais par la façon dont ils peuvent être utilisés pour me tourner vers les autres.

Plus que cela, je veux être généreux avec ma vie dans l’espoir de la partager , partager de l’espoir, transmettre.

⟪Notre vie n’est pas pour nous en premier lieu. Ça ne l'a jamais été. C'est pour les autres, et ces autres ont besoin de vous pour s'approprier leur vie et la partager.⟫ - Joy McMillan



Bien sûr, la vie simple conduira à moins. Moins à faire, moins à vouloir, moins à avoir besoin. Cependant, j'ai trouvé que la notion de "moins" était un leurre. Si "moins" est tout ce que vous êtes après, alors surveillez votre pas parce que la vie simple est truffée de trous de lapin. 


Ne confondez pas la vie simple avec une vie facile.

C'est simplement là que commence l'aventure. C'est là que nous trouvons un objectif et, à son tour, la capacité de découvrir ce qui nous rend vivants.

Maintenant que j'en sais un peu plus sur moi, j'ai réfléchi, peut-être que la vie simple n'a jamais 
était ce que j'étais...